lundi 16 août 2010

Tu entres en moi comme un souffle
Qui sait nouer mes fureurs
En un bouquet
Fleurissant ma besogne de vie

Tu entres en moi comme un cri
Et ton chant peut faire mal
Comme un coup de fusil
Met au monde une salve d’oiseaux

Tu entres en moi sans parler
Tes gestes sont des miroirs
Des rivières de moi-même
Dénouées de la fosse où mon cœur s’égosille

Tu arpentes mes clameurs
Sur le fil de mes jours
En scrutant mes vertiges
Jusqu’en mes taudis d’âme

Tu erres en moi
Le ciel en bandoulière
Comme un enfant sait porter Dieu

Tes pas sont dans ma nuit
Une musique à faire taire
Ces sangles d’espace
Qui triturent mon ennui
Et me varlopent l’existence

Tu pénètres en moi
Comme on perce un mystère
Pour l’ouverture des yeux
Et m’apprendre à me tenir debout

Sur le tremplin de mes paupières

Christian Girard (c) 2006

2 commentaires:

Anonyme a dit…

ça, ce texte là, juste là sous mon oeil, est vraiment magnifique, et paysage intérieur et très fort

Jean-Marc

Christian a dit…

Merci. J'avais oublié ce texte et il me semblait digne de publication (du moins sur ce blog).

Christian